Donner le mauvais exemple

tourbillonTourner et se retourner dans le lit sans trouver le sommeil à cause du blog, ça s’est fait ! Accuser le blog est un peu facile, mais écrire ici me permet souvent de revenir sur des événements liés aux Mousticks que ce soit du bon ou du moins bon.

Hier, dans le résumé de ma semaine, j’expliquais que le ouistiti avait été très agité et que j’étais usée de gérer cette excitation constante. Après publication du billet, j’ai fait quelques recherches via le dieu Internet et j’ai trouvé un chat avec Edwige Antier sur Le Monde à ce sujet. Je ne suis pas particulièrement un pédiatre pour ce qui traite de l’enfant mais je suis preneuse de réflexions sensées qui m’aident à avancer. Dans ce chat, j’en ai trouvé quelques unes que voici :

Sophie : Pensez-vous que les punitions (expliquées et justifiées) puissent aider à « recadrer » un enfant très turbulent ?

Edwige Antier : Certainement pas. Au contraire, soit elles aggravent la turbulence car elles endurcissent l’enfant, qui prend l’habitude de vous braver, soit elles l’éteignent et le transforment en un enfant trop soumis qui perd de sa curiosité. Jusqu’à l’âge de 7 ans, lorsque vous voulez appliquer la punition, l’enfant ne sait déjà plus pourquoi il a voulu transgresser. Il se culpabilise et entre dans le profil de l' »affreux jojo ».

Momo : Un enfant naît-il turbulent ou le devient-il ?

Edwige Antier : C’est toute la question entre l’inné et l’acquis. Avec trente ans de pratique, je peux dire que dans 90 % des cas, il le devient, mais ça vient très tôt. Dès le deuxième semestre de la vie, la façon dont vous interagissez avec votre enfant va laisser partir son énergie de manière négative. Et on peut le deviner en voyant vos relations. Le deuxième enfant est beaucoup plus turbulent que le premier parce qu’on est moins en relation de duo avec le deuxième, par exemple. Le caractère inné s’impose parfois à l’analyse, mais c’est tout de même rare.

Tybert : Ne pensez-vous pas qu’un enfant turbulent est un enfant normal ?

Edwige Antier : Oui, ma réponse précédente montre que l’enfant turbulent, mais qui est capable de se concentrer sur un échange avec l’adulte et qui ne bouscule pas systématiquement ses congénères pour toujours passer le premier au toboggan (impulsivité), est normal. Il faut savoir respecter la turbulence de cet enfant mais aussi canaliser son énergie vers des échanges positifs. C’est un enfant avec lequel il faut volontiers se poser pour ouvrir des livres, faire de la pâte à modeler, partager une petite histoire douce à la télévision… Et sa turbulence passera avec la maturité, vers 5 ans.

Lire cela m’a permis d’ouvrir les yeux sur le fait que la punition ne marchait pas chez nous. Le ouistiti nous défie plus qu’autre chose après et cela ne le calme absolument, et surtout sur le fait que je peux être actrice dans l’apaisement du ouistiti.

Après quelques courtes heures de sommeil, je me suis retrouvée à 4h du matin à y réfléchir encore. Ma grande question était pourquoi le ouistiti avait il été aussi excité cette semaine. Ce n’est pas par nature un enfant calme mais il a battu tous ses records ces derniers jours. Et j’ai trouvé : cette semaine JE n’ai pas arrêté de courir partout, le grand Lion malade, J’ai géré le zoo, les mousticks et tout le reste, JE suis sortie trois fois dans la semaine. MOI-MÊME, j’étais agitée, incapable de me poser.

Comment le ouistiti pouvait-il se calmer alors que l’exemple qu’il avait été celui d’une agitation totale ?

La solution passe par là : lui montrer l’exemple, savoir me poser et ne plus punir mais à la place faire une activité calme avec lui.

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