#VenezVérifier : La pêche du colin d’Alaska, une pêche respectueuse de tous

Portrait-MoustickEn mars dernier, Fleury Michon a lancé une campagne de transparence sur son surimi.

L’idée : inviter des consommateurs et des bloggeurs à venir vérifier chaque étape de la fabrication du surimi. Je vous ai ainsi déjà parlé de la recette du surimi et de la fabrication des bâtonnets de surimi dans l’usine de Fleury Michon. À ce stade, j’avais le sentiment qu’en amont la chaîne était très respectueuse du consommateur. Il ne me restait plus qu’à vérifier si l’ingrédient principal, c’est à dire le colin d’Alaska, était à la hauteur.

J’ai eu la grande chance de partir avec toute l’équipe Venez Vérifier à Seattle puis en Alaska cet été, afin de terminer mon enquête. Notre équipe était composée de seize personnes : les trois heureux consommateurs tirés au sort, six bloggeurs : Céline du blog Dans la peau d’une fille, Tiphaine du blog Gourmandiseries, Angélie du blog Gestes-environnement, Thibault du blog Ads addict, Anthony du blog Santé et Nutrition et moi, quatre personnes de Fleury Michon : Nathalie, Coline, Carl et Gwendal, Sylvain notre reporter et nos deux GO Aurélie et Stanislas. Une fine équipe ! Une équipe très hétérogène donc une équipe très riche !

Team-VenezVerifierNotre première étape s’est déroulée à Seattle où nous avons pu rencontrer l’association des pêcheries de colin d’Alaska GAPP ainsi que l’organisme gouvernemental américain NOAA qui « régit » la pêche en eau américaine lors d’une table ronde. Nous avons ainsi découvert que la législation concernant la pêche est très stricte : chaque pêcherie et chaque bateau a un quota de pêche pour chaque espèce. Si par hasard le quota de saumon est atteint, le bateau arrête de pêcher pour la saison. Afin de faire respecter au mieux ses règles, un observateur gouvernemental de la NOAA embarque sur chaque bateau : il effectue des prélèvements lors de chaque pêche pour vérifier l’âge des prises, il contrôle les prises annexes … Cela permet aussi de déterminer l’état de la biomasse et donc les quotas des saisons suivantes.

Fort de toute cette théorie, nous sommes partis en Alaska où j’ai embarqué pour une journée à bord de l’Arctarus avec Nick, Rob et Glenn nos pêcheurs emblématiques. Une journée à découvrir comment se passe la vie à bord, comment chacun est pêcheur mais aussi cuisinier / mécano / … , comment déterminer à quel moment mettre le chalut à l’eau, comment on suit les bancs de poissons, … Une journée où j’ai appris que les chaluts sont composés de plusieurs parties parce que le saumon est plus malin que le colin et que donc on lui laisse des portes de sorties … Une journée à découvrir une nature merveilleuse peuplée de baleines, de dauphins, d’otaries, de loutres, aux paysages fabuleux, … La pêche est un métier dur : nous avons eu un temps spectaculaire mais je n’ose imaginer les conditions de travail quand les éléments se déchaînent.

Team-ArctarusLe lendemain, nous avons visité l’une des usines auprès desquelles Fleury Michon s’approvisionne en colin. Il y a plusieurs étapes dans le traitement du poisson : l’usine le pompe à même le bateau, puis il y a un tri des prises annexes pour ne conserver que le colin, puis le colin est traité. J’ai été très impressionnée par différentes choses : le nombre de prises annexes est vraiment faible et surtout le colin est vraiment respecté, c’est à dire que toute la chaire est prélevée, certains abats sont vendus à part et le reste est utilisé pour réaliser de l’huile qui alimente l’usine. Concernant la chaire que l’on utilise dans le surimi c’est une chaire noble qui est lavée de toute impureté et qui est prête à la consommation.

Ainsi la boucle est bouclée : l’environnement, de part une application stricte de la législation, est respecté, le poisson est respecté et le consommateur est respecté.

Je tiens à remercier très sincèrement Fleury Michon et plus particulièrement David, Nathalie, Coline, Gwendal et Carl de m’avoir permis de vivre cette aventure et de nous avoir laissé entièrement libres face aux intervenants extérieurs, à qui nous avons pu poser toutes les questions que nous avions sans jamais y opposer de véto. 

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